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 Les néonazis s’emparent des symboles basques

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Mari belagilea
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MessageSujet: Les néonazis s’emparent des symboles basques   Mer 4 Mai - 2:06

Gara
Edition du 3 mai 2005
(Traduction : Mari)

Les néonazis s’emparent des symboles basques

S’emparer des devises et des symboles de l'ennemi idéologique est devenu la nouvelle tactique des néonazis et de ceux qui concourent à leur orientation de manière officieuse . Ainsi, en 2002 a commencé l’appropriation de symboles basques. L’appropriation a eu lieu sur Internet, et son objectif est de discréditer toute la culture basque. « Gipuzkoa 88 », par exemple, inclut « le beltza arrano » [l’aigle noir, symbole de la Navarre - NDT], que la Phalange a arboré dans la rue le 17 avril dernier à Madrid.

L'ikurriña [drapeau basque – NDT] à côté du drapeau nazi ; l’euskera [langue basque – NDT], langue de racistes ; le lauburu [croix basque – NDT], sœur jumelle de la croix gammée. C’est ainsi qu’ils présentent Euskal Herria [le Pays basque – NDT] et la culture basque. Si un certain jour des abertzales [« patriotes » - NDT] sont attaqués à l’étranger parce qu’ils portent l’aigle noir ou la croix basque, ou si un lehendakari [représentant de la Communauté Autonome Basque – NDT] voit que ses homologues annulent ses visites parce qu'il appartient à un parti dont le fondateur leur paraît comme aussi raciste que Hitler, alors ils auront atteint l'objectif de la campagne qu’ils mènent depuis 2002, et pas seulement sur Internet.

Le kidnapping des symboles nationaux basques mène à bien des présupposés néonazis. Comme prétexte ils utilisent l'argument que son insigne principal, la croix gammée, est interdit, et son utilisation publique, punie. C'est pourquoi ils veulent remplacer la svastica par le lauburu.

Pour atteindre cet objectif, des néonazis se travestissent en basquisants, créent des pages et des forums sur Internet, s’emparent des symboles abertzales, et manipulent textes et auteurs contemporains, ainsi que des témoignages de gudaris [combattants basques… de la guerre d’Espagne à nos jours – NDT]... La méthode n’est pas nouvelle et ne se limite pas à Euskal Herria.

En novembre 2004 il existait plusieurs forums dont les serveurs étaient situés dans la Péninsule ibérique. Début 2005, les serveurs ont été transférés en Argentine. Au cours de ce mouvement virtuel, on a perdu quelques textes et images manipulées, comme le photomontage de Sabino Arana [fondateur du PNV – NDT] avec Hitler. Ce transfert a été la conséquence de plaintes pour falsifications et calomnies.

« EUSKAL HERRIA BLANCHE »

En Amérique du Sud, des nazis supposés et réels trouvent, grâce à un législation favorable, les ordinateurs dont ils ont besoin pour leur propagande virtuelle. Ils y ont établi « Euskalherria nacionalsocialista », « Alava NS » et « Gipuzkoa 88 ». Le nombre 88 est un code nazi. Il correspond à la huitième lettre de l'alphabet, le H. Par conséquent, 88 est HH et cela signifie « Heil Hitler ». Le forum de Gipuzkoa 88 est fermé au public. Pour y accéder, il faut solliciter une clé à une entreprise domiciliée en région cantabrique.

Sur le site « Alava NS » on peut lire : « Si tu es basque et que tu ressens de la sympathie par le national-socialisme, nous t'invitons à créer ton propre site web NS en donnant le nom de ta localité, par exemple Amorebieta NS ou Navarre NS. Nous sommes actuellement en discussion avec des camarades de Mondragón qui aimeraient monter Mondragón NS. Il reste encore beaucoup à faire dans la conquête d'une Euskal Herria blanche ».

Ces mots correspondent au style que ces groupes emploient aussi dans d'autres langues. Alava NS s’est approprié l'insigne de la province et sa devise : « Pour plus de justice et contre les malfaiteurs ». Sa présentation se termine avec cette phrase : « Si cela te plaît, nous te recommandons de t’inscrire à www.libreopinion.com, où il n'existe pas de censure ».

Ce domaine est enregistré à Buenos Aires au nom d'Alejandro Biondini, chef du Parti Nouveau Triomphe (PNT). Ce nazi argentin connu a établi durant les années 90 un contact étroit avec Günter Deckert, chef du Parti National-Démocratique allemand (NPD). Gipuzkoa 88 est aussi relié au NPD.

La Chambre Constitutionnelle allemande a refusé d'illégaliser le NPD en faisant allusion au nombre important d'informateurs que les services secrets maintenaient dans les différentes directions du parti. Autrement dit, là où apparaît le NPD, les services allemands et étrangers ne sont jamais très loin.

Le parti a servi depuis 2003 à « dynamiter » les initiatives critiquant la politique états-unienne. Quand des milliers d'Allemands ont protesté à l'annonce de la guerre de Bush, les nazis se sont invités dans les manifestations. L'effet provoqué a été que les médias ont informé de leur présence, mais pas du motif de ces manifestations. A partir de là, les pacifistes ont pris plus de temps à débattre de comment traiter les intrus nazis qu’à discuter de la stratégie à suivre. La même tactique a été employée par des néonazis qui s'infiltraient dans les manifestations contre la réforme sociale.

VICTIMES DE ETA ET SCHLINDER

Gipuzkoa 88, qui a piraté l’aigle noir, publie en outre ses principes en euskera, bien qu'avec des erreurs qui montrent clairement que ce n'est pas la langue de l'auteur. L’important de cette page, cependant, n'est pas le contenu du texte, mais le fait que sont réunis l’euskera, l'insigne de la CAV [Communauté Autonome Basque – NDT] et la croix gammée qui occupe la place réservée à l’emblème de la Navarre. Le message sous-jacent est très simple : Euskera + Euskadi = Nazis.

Cette formule concentre à elle seule toute la propagande d'Aznar contre Euskal Herria. Ces déclarations dépassent celles formulées par Aznar ou encore par le procureur général de l'État espagnol, Jesus Cardenal, qui a présenté la demande d’illégalisation contre la gauche abertzale devant le Tribunal Suprême en assurant que l'objectif était « de libérer une partie de l'Espagne du harcèlement des nazis d'un parti appelé Batasuna ». Il suffit de rappeler la présentation de la liste des victimes d'ETA en utilisant la bande sonore de « La liste de Schindler » dans une vidéo officielle célèbre.

Ce n’est pas non plus un hasard si les « nazis basques » faisaient leur apparition sur le Internet en juillet et septembre 2002, au moment où la stratégie d'Aznar était à son apogée. Le PP n'avait pas hésité à employer tout son appareil policier et judiciaire contre l’indépendantisme, mais avait eu plus de mal pour discréditer les institutions basques dominées par le PNV. Une attaque directe contre l'ikurriña, l’euskera et Ajuria Enea [le gouvernement basque – NDT] était contre-productif, comme l’ont démontré les élections autonomiques du 13 mai 2001.

C'est pourquoi tout cela arrivait à un très bon moment pour le gouvernement PP, qui n’aurait pu demander mieux, puisque les « néonazis » ont fait le travail sans qu’il ait été besoin de recourir à la « guerre sale », mais simplement en piratant « proprement » des symboles purement basques comme le lauburu, l’euskera et l'ikurriña. Et cette stratégie commence à porter ses fruits au-delà du web. Au cours de la manifestation de la Phalange espagnole à Madrid le 17 avril dernier, juste le jour des élections au Parlement de Gasteiz, l’aigle apparaissait sur la pancarte de tête, pancarte sur laquelle étaient aussi écrits des slogans en euskara. Cette image a été la plus diffusée de la marche, qui a réuni des milliers de personnes.
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Date d'inscription : 22/04/2005

MessageSujet: Re: Les néonazis s’emparent des symboles basques   Mer 4 Mai - 4:10

Mari belagilea a écrit:
Gara
Edition du 3 mai 2005
(Traduction : Mari)

Les néonazis s’emparent des symboles basques

S’emparer des devises et des symboles de l'ennemi idéologique est devenu la nouvelle tactique des néonazis et de ceux qui concourent à leur orientation de manière officieuse . Ainsi, en 2002 a commencé l’appropriation de symboles basques. L’appropriation a eu lieu sur Internet, et son objectif est de discréditer toute la culture basque. « Gipuzkoa 88 », par exemple, inclut « le beltza arrano » [l’aigle noir, symbole de la Navarre - NDT], que la Phalange a arboré dans la rue le 17 avril dernier à Madrid.

L'ikurriña [drapeau basque – NDT] à côté du drapeau nazi ; l’euskera [langue basque – NDT], langue de racistes ; le lauburu [croix basque – NDT], sœur jumelle de la croix gammée. C’est ainsi qu’ils présentent Euskal Herria [le Pays basque – NDT] et la culture basque. Si un certain jour des abertzales [« patriotes » - NDT] sont attaqués à l’étranger parce qu’ils portent l’aigle noir ou la croix basque, ou si un lehendakari [représentant de la Communauté Autonome Basque – NDT] voit que ses homologues annulent ses visites parce qu'il appartient à un parti dont le fondateur leur paraît comme aussi raciste que Hitler, alors ils auront atteint l'objectif de la campagne qu’ils mènent depuis 2002, et pas seulement sur Internet.

Le kidnapping des symboles nationaux basques mène à bien des présupposés néonazis. Comme prétexte ils utilisent l'argument que son insigne principal, la croix gammée, est interdit, et son utilisation publique, punie. C'est pourquoi ils veulent remplacer la svastica par le lauburu.

Pour atteindre cet objectif, des néonazis se travestissent en basquisants, créent des pages et des forums sur Internet, s’emparent des symboles abertzales, et manipulent textes et auteurs contemporains, ainsi que des témoignages de gudaris [combattants basques… de la guerre d’Espagne à nos jours – NDT]... La méthode n’est pas nouvelle et ne se limite pas à Euskal Herria.

En novembre 2004 il existait plusieurs forums dont les serveurs étaient situés dans la Péninsule ibérique. Début 2005, les serveurs ont été transférés en Argentine. Au cours de ce mouvement virtuel, on a perdu quelques textes et images manipulées, comme le photomontage de Sabino Arana [fondateur du PNV – NDT] avec Hitler. Ce transfert a été la conséquence de plaintes pour falsifications et calomnies.

« EUSKAL HERRIA BLANCHE »

En Amérique du Sud, des nazis supposés et réels trouvent, grâce à un législation favorable, les ordinateurs dont ils ont besoin pour leur propagande virtuelle. Ils y ont établi « Euskalherria nacionalsocialista », « Alava NS » et « Gipuzkoa 88 ». Le nombre 88 est un code nazi. Il correspond à la huitième lettre de l'alphabet, le H. Par conséquent, 88 est HH et cela signifie « Heil Hitler ». Le forum de Gipuzkoa 88 est fermé au public. Pour y accéder, il faut solliciter une clé à une entreprise domiciliée en région cantabrique.

Sur le site « Alava NS » on peut lire : « Si tu es basque et que tu ressens de la sympathie par le national-socialisme, nous t'invitons à créer ton propre site web NS en donnant le nom de ta localité, par exemple Amorebieta NS ou Navarre NS. Nous sommes actuellement en discussion avec des camarades de Mondragón qui aimeraient monter Mondragón NS. Il reste encore beaucoup à faire dans la conquête d'une Euskal Herria blanche ».

Ces mots correspondent au style que ces groupes emploient aussi dans d'autres langues. Alava NS s’est approprié l'insigne de la province et sa devise : « Pour plus de justice et contre les malfaiteurs ». Sa présentation se termine avec cette phrase : « Si cela te plaît, nous te recommandons de t’inscrire à www.libreopinion.com, où il n'existe pas de censure ».

Ce domaine est enregistré à Buenos Aires au nom d'Alejandro Biondini, chef du Parti Nouveau Triomphe (PNT). Ce nazi argentin connu a établi durant les années 90 un contact étroit avec Günter Deckert, chef du Parti National-Démocratique allemand (NPD). Gipuzkoa 88 est aussi relié au NPD.

La Chambre Constitutionnelle allemande a refusé d'illégaliser le NPD en faisant allusion au nombre important d'informateurs que les services secrets maintenaient dans les différentes directions du parti. Autrement dit, là où apparaît le NPD, les services allemands et étrangers ne sont jamais très loin.

Le parti a servi depuis 2003 à « dynamiter » les initiatives critiquant la politique états-unienne. Quand des milliers d'Allemands ont protesté à l'annonce de la guerre de Bush, les nazis se sont invités dans les manifestations. L'effet provoqué a été que les médias ont informé de leur présence, mais pas du motif de ces manifestations. A partir de là, les pacifistes ont pris plus de temps à débattre de comment traiter les intrus nazis qu’à discuter de la stratégie à suivre. La même tactique a été employée par des néonazis qui s'infiltraient dans les manifestations contre la réforme sociale.

VICTIMES DE ETA ET SCHLINDER

Gipuzkoa 88, qui a piraté l’aigle noir, publie en outre ses principes en euskera, bien qu'avec des erreurs qui montrent clairement que ce n'est pas la langue de l'auteur. L’important de cette page, cependant, n'est pas le contenu du texte, mais le fait que sont réunis l’euskera, l'insigne de la CAV [Communauté Autonome Basque – NDT] et la croix gammée qui occupe la place réservée à l’emblème de la Navarre. Le message sous-jacent est très simple : Euskera + Euskadi = Nazis.

Cette formule concentre à elle seule toute la propagande d'Aznar contre Euskal Herria. Ces déclarations dépassent celles formulées par Aznar ou encore par le procureur général de l'État espagnol, Jesus Cardenal, qui a présenté la demande d’illégalisation contre la gauche abertzale devant le Tribunal Suprême en assurant que l'objectif était « de libérer une partie de l'Espagne du harcèlement des nazis d'un parti appelé Batasuna ». Il suffit de rappeler la présentation de la liste des victimes d'ETA en utilisant la bande sonore de « La liste de Schindler » dans une vidéo officielle célèbre.

Ce n’est pas non plus un hasard si les « nazis basques » faisaient leur apparition sur le Internet en juillet et septembre 2002, au moment où la stratégie d'Aznar était à son apogée. Le PP n'avait pas hésité à employer tout son appareil policier et judiciaire contre l’indépendantisme, mais avait eu plus de mal pour discréditer les institutions basques dominées par le PNV. Une attaque directe contre l'ikurriña, l’euskera et Ajuria Enea [le gouvernement basque – NDT] était contre-productif, comme l’ont démontré les élections autonomiques du 13 mai 2001.

C'est pourquoi tout cela arrivait à un très bon moment pour le gouvernement PP, qui n’aurait pu demander mieux, puisque les « néonazis » ont fait le travail sans qu’il ait été besoin de recourir à la « guerre sale », mais simplement en piratant « proprement » des symboles purement basques comme le lauburu, l’euskera et l'ikurriña. Et cette stratégie commence à porter ses fruits au-delà du web. Au cours de la manifestation de la Phalange espagnole à Madrid le 17 avril dernier, juste le jour des élections au Parlement de Gasteiz, l’aigle apparaissait sur la pancarte de tête, pancarte sur laquelle étaient aussi écrits des slogans en euskara. Cette image a été la plus diffusée de la marche, qui a réuni des milliers de personnes.

Quel scandale quand même ! Evil or Very Mad
Je te jure que je connais deux trois basques qui on du faire des bon en lisant ça !
Vive euskal herria mais le vrais

_________________
"llibertat pels pobles oprimits"
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